Publié le 15 Septembre 2020

Guide pratique :

  • Comment négocier un accord d'Activité Partielle Longue Durée (APLD) ?
  • Retrouver également dans le guide pratique un comparatif entre APLD et l'activité partielle de droit commun. 

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Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #cfecgc, #social, #Fiches Pratiques

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Publié le 5 Août 2020

COVID 19 : Quel avenir pour les avitailleurs ?
La CFE-CGC demande au plus tôt l’ouverture de négociation.

En cette période post-Covid19 de reprise économique, la CFE-CGC Pétrole est particulièrement inquiète pour les 800 avitailleurs qui fournissent le kérosène pour les avions. C’est pourquoi nous avons appuyé une demande de FO à l’Union Française des Industries du Pétrole (UFIP) d’ouverture d’une négociation de branche sur l’activité partielle.

Cette négociation de branche professionnelle doit aider en particulier les salariés qui occupent les métiers du pétrole liés à la crise qui touche l’automobile, le diesel et l’aéronautique.

Il s’agit de mobiliser la formation professionnelle notamment à travers deux dispositifs de l’OPCO 2I* :

  •  La Commission « Dispositifs Mesures d’urgence »,
  •  Le Fond national pour l'Emploi (FNE-Formation) qui est une aide de l'état "permettant la mise en place de projets de formation dans des délais rapides pendant les périodes d'inactivité des salariés afin d'investir dans leurs compétences".

Cette négociation doit aussi nous permettre – via l’OPCO - de demander et partager un diagnostic qualitatif et quantitatif sur la situation économique et sociale des filières de la branche Pétrole et un état des lieux des métiers du pétrole ainsi qu’une étude prospective des emplois et des compétences, notamment ceux en tension après cette crise du Covid.

L’UFIP a proposé une première séance d’échanges de vue le 4 septembre 2020.

A suivre...

* OPCO 2i est l’opérateur de compétences inter-industriel. Sa mission: informer, conseiller et accompagner dans la mise en œuvre de projets RH, compétences, formation et apprentissage.

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Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #COVID19, #flash, #UFIP, #cfecgc

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Publié le 5 Août 2020

Par Patrick Dubus, président de la Fédération CFE-CGC Enermine et Industries Transverses, trésorier du syndicat CFE-CGC Pétrole et coordinateur CFE-CGC pour les sociétés du groupe ExxonMobil en France.

 

PAS DE GRAIN DE SABLE DANS LE PÉTROLE
« Toute la séquence des derniers mois ne s’est pas trop mal passée pour le secteur pétrolier. Il y a certes eu une grosse baisse de la demande de carburant puisque les voitures et les avions ne circulaient plus, mais les "majeurs" du secteur (ExxonMobil, Shell, BP, Total, Ineos, LyondellBasel, Trapil...) ont su gérer la situation et la reprise est là. La demande n’est pas encore revenue au niveau d’avant la crise pour l’essence et le kérosène, mais pour le gasoil et le fuel le redémarrage est indéniable. Pour la pétrochimie, la demande d’emballages plastiques par l’industrie alimentaire et de matériel médical plastique par les établissements de soins s’est même accrue, même si l’on constate un léger fléchissement pour les produits dérivés du pétrole. Dans l’ensemble, l’utilisation des capacités est à 80 % de la situation pré-Covid, et le retour au niveau du deuxième semestre 2019 ne se fera pas avant 2030, selon les prévisions des pétroliers. »

LE TÉLÉTRAVAIL A BIEN CARBURÉ
« Globalement, les "majeurs" ont décidé ne pas utiliser les dispositifs gouvernementaux de chômage partiel et de mettre la plupart de leurs employés en télétravail. Dans mon entreprise, ExxonMobil, 70 % des effectifs se sont retrouvés en télétravail, les 30 % restant étant essentiellement des salariés travaillant dans les raffineries par équipes de quarts (les raffineries sont des usines à feu continu qui ne s’arrêtent pas). A partir du 11 mai, la moitié des gens en télétravail sont revenus sur leur lieu de travail. Depuis le 22 juin, c’est 95 % de l’effectif qui est de retour sur site. Ne restent chez eux que les personnes contraintes par des gardes d’enfants ou des raisons médicales. »

NÉGOCIATIONS RELANCÉES
« Devant le constat à peu près unanime que le télétravail a bien fonctionné, la CFE-CGC d’ExxonMobil a demandé à la direction de réouvrir une négociation sur ce dossier. Celle-ci semble disposée à revoir sa copie mais elle attend les assises nationales sur le sujet à la rentrée. Il en va de même, me semble-t-il, dans les autres grandes entreprises du secteur. Chez ExxonMobil, l’accord actuel prévoit deux jours de télétravail par mois maximum. Nous pensons demander une augmentation équivalente à une semaine par mois, ce qui permettrait une meilleure utilisation du télétravail. »

BOIS, PAPIER, CARTON, CHAUFFAGE, HABITAT : SITUATIONS CONTRASTÉES
« Le constat assez positif pour le secteur pétrolier l’est nettement moins pour la filière bois-papier-carton dans laquelle un certain nombre de PME étaient en difficulté avant le confinement. Le télétravail y est plus difficile à mettre en place et la séquence-Covid ne les certainement pas aidées. Pour le secteur chauffage et habitat, qui est orienté plutôt transition énergétique, la pandémie a eu un effet positif et l’on constate un nombre important d’embauches. »

RÉDUCTION D’EFFECTIFS ET DE COÛTS
« Comme d’autres grands de l’aéronautique ou de l’automobile, BP et Shell ont annoncé d’importantes réductions d’effectifs. Et toutes les entreprises du secteur pétrolier ainsi que celles affiliées à Fibopa ont programmé des mesures drastiques de réductions de coûts. Nous sommes particulièrement inquiets pour les 800 avitailleurs qui fournissent le kérosène aux avions, ce qui nous fait appuyer une demande de FO à l’Union française des industries pétrolières (UFIP) d’ouverture d’une négociation de branche sur l’activité partielle. Cette négociation nous permettrait notamment de mobiliser la formation professionnelle pour aider les salariés touchés par la crise dans les métiers de l’automobile et de l’aéronautique liés au pétrole. »

ÉVOLUTION POSITIVE DE L’UFIP
« Pour finir sur une note positive, signalons que la nouvelle équipe à la tête de l’UFIP a l’air de vouloir impulser une dynamique tournée vers la transition énergétique et le changement climatique avec notamment les biocarburants. Les techniques industrielles pour capter le CO2 et fabriquer des carburants liquides bas carbone à partir d’hydrogène sont connues, mais leur industrialisation nécessitera des investissements colossaux et les décisions ne se feront pas avant encore quelques années. »

UNE FÉDÉRATION, PLUSIEURS COMPOSANTS
Créée historiquement dans le secteur des mines et des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon, uranium, potasses), la Fédération CFE-CGC Enermine comprend aujourd’hui une dizaine de syndicats dont les trois principaux sont le syndicat Pétrole qui regroupe les "majeurs" du secteur, Fibopa (industrie du bois, du papier et du carton) et le SNCH (syndicat national du chauffage et de l’habitat, incluant des adhérents comme Dalkia ou Engie). Elle fédère aussi un ensemble de petits syndicats issus des Mines. De leur côté, les stations-service sont gérées par des sociétés sous-traitantes des pétroliers et ne sont donc plus chez Enermine.

Propos recueillis par Gilles Lockhart

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Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #cfecgc, #UFIP, #COVID19, #social

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Publié le 4 Août 2020

Reprise du dialogue social dans la branche pétrole ? A la CFE-CGC, on ne pratique pas
la politique de la chaise vide….

Commission Paritaire Nationale Emploi : le dialogue social a repris le 18 juin dans la branche Pétrole après 7 mois de silence et d’arrêt sur l’ensemble des sujets à traiter.

OUI et ... NON !

OUI car l’échange a été fructueux dans cette réunion pilotée par Christelle CHARLESLAVAUZELLE, Directrice des Affaires Sociales de l’UFIP et à laquelle nous avons choisi de participer avec la CFDT :

  1. La CFE-CGC Pétrole a pu s’exprimer à travers 2 déclarations :
    • L’une sur la raison de notre présence et notre regret que l’ensemble des OS ne soit présent
    • L’autre sur notre compréhension du contexte pétrolier et plus largement du secteur énergétique, en exprimant un certain nombre de demandes pour que les 33.000 salariés et ceux qui les rejoindront choisissent leur futur d’ici 2050
  2. De plus, suite à l’intervention de Mme Stéphanie VERHAEGHE, Directrice Etudes et Prospective à l’OPCO-2I et à la présentation du panorama de l’industrie pétrolière fait par le Président Olivier GANTOIS, un grand nombre de sujets a été abordé sans tabou avec la nouvelle équipe à la tête de l’UFIP. Nous avons senti une nouvelle dynamique : pour preuve, les adhérents de l’UFIP présents en distanciel ont pu prendre la parole.

NON car l’ensemble des Organisations Syndicales n’était pas présent et cette Commission Paritaire Nationale Emploi (CPNE) n’a donc pas pu acter …….

  • ➢ La détermination des formations cœur de métier pour les entreprises de moins de 50 salariés afin de bénéficier des financements supplémentaires de l’OPCO-2I (21M€).
  • ➢ Le soutien aux démarches prospectives et projet d’Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences (EDEC) propre à la filière pétrole ou interindustriel et définition d’une stratégie GPEC et observatoire des métiers du pétrole.
  • ➢ Le soutien aux investissements des CFA du Pétrole et utilisation du dispositif de soutien à la mobilité des apprentis proposé au sein de l’OPCO-2I.
  • ➢ L’utilisation d’un budget OPCO-2I pour doper l’attractivité des métiers de la branche vis à vis des jeunes. ➢ La définition du montant de financement des contrats Pro


En lien avec nos interrogations sur l’évolution de nos emplois et compétences vis-à-vis de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) et la transition énergétique, l’UFIP – voir les slides dans le document joint extraits de la présentation faite en CPNE - insiste désormais davantage sur le rôle qu’elle doit nécessairement jouer sur la décarbonation et la lutte contre le changement climatique ; c’est un premier pas mais il n’est pas encore question des emplois qui seraient créés…..et de ceux moins porteurs. L’UFIP se donne aussi comme objectif d’associer l’industrie pétrolière au plan de relance post-COVID : là-encore, nous l’avons interpellé sans résultat sur une étude d’impact de la pandémie sur les emplois du Pétrole …

Nous devons veiller à ce que ces priorités affichées se traduisent par des actions qui vont dans le sens de la protection des emplois du pétrole mais aussi à leur évolution et leur développement !

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Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #flash, #social, #cfecgc

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Publié le 4 Août 2020

Questions/Réponses Les JDS

 

L’employeur doit-il toujours organiser les entretiens professionnels durant la crise sanitaire ? 


 

En matière de formation professionnelle, les obligations de l’employeur font l’objet d’adaptations afin de prendre en compte les conséquences de la crise sanitaire. Elles concernent notamment les modalités d’organisation des entretiens professionnels. 
 
Principe : 
Depuis la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, les employeurs doivent organiser un entretien professionnel tous les deux ans à destination des salariés en vue d’examiner leurs perspectives d’évolution, notamment termes de qualifications et d’emploi, sans que cet entretien ne porte sur l’évaluation du travail du salarié (art. L. 6315-1, I CT). 
 
Cette obligation demeure quels que soient l’effectif de l’entreprise, le statut, l’ancienneté ou le contrat du salarié.
 
Dans le cadre de cet entretien professionnel, un état des lieux récapitulatif doit avoir lieu tous les 6 ans, dont la finalité est de vérifier que le salarié a bien bénéficié, au cours des six dernières années des entretiens professionnels et d’apprécier s’il a suivi au moins une action de formation, acquis des éléments de certification par la formation ou par une validation des acquis de son expérience, et bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle (art. L. 6315-1, II CT). 
 
En cas de non-respect de ces dispositions dans les entreprises d’au moins 50 salariés, les entreprises ont l’obligation d’abonder le compte personnel de formation du salarié (art. L. 6315-1, II CT). 
 
Règles dérogatoires : 
La loi datant de 2014, le délai de 6 ans est arrivé à son terme en mars 2020. Les employeurs avaient ainsi l’obligation d’organiser l’entretien professionnel comprenant un état des lieux récapitulatif pour les salariés en poste en 2014. 
 
Toutefois, l’ordonnance 2020-387 du 1er avril 2020 est venue adapter ces dispositions pour faire face aux conséquences économiques, financières et sociales de la propagation du Covid-19 : 

  • Les employeurs peuvent reporter les entretiens jusqu’au 31 décembre 2020. 
  • Les sanctions prévoyant un abondement correctif au compte personnel de formation du salarié sont suspendues pour l’année 2020.

A noter : 

  • Il reste cependant possible de conclure un accord d’entreprise, ou à défaut, un accord de branche afin de définir une périodicité des entretiens professionnels différente, sans modifier la périodicité de l’état des lieux récapitulatif au bout de 6 ans (art. L. 6315-1, III CT).
  • Aucune disposition ne s'oppose à ce que l'entretien professionnel soit réalisé sous forme de visioconférence (Questions-réponses du Ministère du Travail, 20 mai 2020

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Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #COVID19, #Fiches Pratiques, #UFIP, #social, #cfecgc

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Publié le 4 Août 2020

Point de vue Les JDS

Les ordonnances Macron de septembre 2017 ont fortement assoupli le droit de la rupture du contrat de travail en créant des outils de contournement du licenciement pour motif économique. Parmi ces dispositifs, uniquement accessibles par la voie de la négociation collective, se trouve l’accord de performances collectives (APC) qui constitue un formidable outil à destination des employeurs pour réduire les coûts, modifier l’organisation du travail en détériorant les conditions de travail des salariés. Cet accord institutionnalise par ailleurs un véritable chantage à l’emploi en période de crise économique.

Un véritable chantage à l’emploi
Au prétexte de préserver l’emploi, l’APC permet aux entreprises d’adapter l’organisation du travail pour être plus « performantes » - la définition de la performance étant laissée à l’appréciation de l’employeur - sans avoir à démontrer la nécessité économique obligeant l’entreprise à se réorganiser. En pratique, ces accords peuvent remettre en cause et aménager : 

  • la durée du travail, ses modalités d'organisation et de répartition ;
  • la rémunération des salariés dans la limite des minimas conventionnels ;
  • les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l'entreprise.

Lorsqu’il est valablement conclu, l’APC se substitue de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail, pendant toute la durée de son application celle-ci pouvant être à durée indéterminée. Les salariés peuvent refuser l’application de l’accord mais s’exposent à une mesure de licenciement automatique, sans possibilité de contester les motifs ayant amené l’employeur à proposer aux syndicats la dégradation des conditions de travail des salariés.

Le transporteur aérien Ryanair a ainsi récemment proposé aux syndicats de choisir entre deux possibilités : 

  • soit un APC prévoyant une baisse des salaires de 20% pour les pilotes et de 10% pour les stewards (ce qui représente pour ces derniers une perte de 300 par mois, soit 18 000 euros sur cinq ans) ;
  • soit un plan de licenciement de 25% des effectifs. 

Dans d’autres entreprises, les employeurs proposent aux négociateurs de supprimer les primes de transports, de repas, etc. Le résultat est une précarisation des salariés en emploi et s’ils ne sont pas d’accord, ils seront précarisés au chômage. C’est le monde de demain que nos gouvernants nous promettaient. 

Une détérioration des conditions de travail porteuse de risques psychosociaux
En 2019, un sondage de Malakoff Médéric a rappelé que 49% des salariés interrogés se sont vus prescrire au moins un arrêt maladie au cours des 12 mois précédents et que 36% des salariés arrêtés durant cette période l’ont également été l’année précédente. Que toutes durées confondues, 25% des arrêts étaient dus à des troubles musculosquelettiques et 18% à des troubles psychosociaux ou à un épuisement professionnel. En 2017, le rapport annuel de l’assurance maladie dénombraient 632 918 accidents du travail. Parmi ces accidents, ceux du trajet connaissent une hausse "sensible" avec 92 741 cas (+4,3%). Les données sont au demeurant partielles car seuls sont comptabilisés les accidents des salariés du privé et que beaucoup d’accidents ne sont pas déclarés. Rappelons enfin, qu’environ 3 personnes meurent chaque jour en France d’un accident ou d’une maladie liés à leurs conditions de travail. 

Dans ce contexte de conditions de travail dégradées, l’APC vient renforcer et amplifier certains facteurs de risques professionnels. Nous en relevons au moins trois : 

  • L’insécurité de l’emploi provoque un stress majeur et aggrave le sentiment de subordination. Les salariés ont alors souvent tendance à accepter de travailler dans des conditions plus dégradées pour conserver leur emploi, au détriment de leur santé, provoquant  troubles de l’humeur, troubles psychosomatiques, augmentation des accidents du travail, etc. 
  • L’augmentation du temps de travail, pour des métiers physiques, accroît de fait la pénibilité au travail et son lot de pathologies : lombalgies, TMS, etc. L’intensification du travail physique reste l’une des principales causes d'accidents du travail, de maladies professionnelles et d’inaptitudes au travail. Les autres métiers ne sont toutefois pas épargnés. Les salariés, dans le secteur tertiaire, sont souvent amenés à travailler dans l’urgence, en jonglant entre quantité et qualité du travail. Travailler plus, sous de fortes contraintes temporelles, en tension prolongée, augmente mécaniquement le risque d’épuisement professionnel.
  • La baisse des rémunérations et/ou des avantages acquis induit une perte de reconnaissance au travail. Les salariés donnent beaucoup d’eux-mêmes au travail et attendent à juste titre une rétribution à la hauteur de leur contribution. La reconnaissance économique n’est pas neutre puisqu’elle constitue le lien social entre l’entreprise et le salarié. Lorsque ce lien est détruit, cela peut entraîner une perte de l’estime de soi, une dévalorisation tant d’un point de vue du travail que de l’individu. 
  • En conséquence, les APC sont intrinsèquement facteurs de risques professionnels. Or, la santé est d’autant plus altérée si les risques sont cumulatifs. Quant à la gravité des conséquences, elle dépend de la durée d’exposition à ces facteurs et la pratique montre aujourd’hui que les APC proposés prévoient une durée d’application de 3 à 5 ans.

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Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #COVID19, #Fiches Pratiques, #cfecgc, #social

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Publié le 4 Août 2020

FLASH N°41 CFE-CGC PETROLE

Les moyens de l’OPCO-2I - un enjeu important pour la branche Pétrole en terme de prospectives sur les métiers et les compétences et de formation face au défi de la transition énergétique et en période post-Covid19

Déclaration intersyndicale CFE-CGC Pétrole, CFDT, FO lors de la SPP(1) Pétrole – OPCO2I (2)
du 03 juin 2020.

Derrière tous ces acronymes « barbares » (SPP, OPCO, CPNE…) que l’on croirait réservés à quelques initiés, il y a une réalité : le besoin en études prospectives sur les métiers et compétences et en formation indispensables pour répondre aux exigences du futur, celui de la branche Pétrole. La pandémie que nous traversons agit comme un accélérateur et va emmener inexorablement notre société vers une transition énergétique et écologique durable. Encore une fois, nous nous inscrivons dans cette vision du futur mais certainement pas sans la réalisation d’une étude prospective sur les emplois, métiers et compétences du Pétrole et les formations qui doivent accompagner les salariés dans leur trajectoire professionnelle pour ne laisser aucun salarié sur le côté ! C’est là que peut intervenir l’OPCO 2I. C’est sa vocation de mettre des moyens à disposition (outils et méthodologie) si l’UFIP le demande en acceptant une part inter-industrielle dans le travail à réaliser. Le pétrole ne peut pas travailler tout seul et doit faire entendre sa voix. Pour appuyer le courrier déjà envoyé à l’UFIP le 30 janvier 2020, la CFE-CGC Pétrole accompagnée par les organisations syndicales CFDT et FO, a insisté à nouveau sur ses demandes en SPP Pétrole et a demandé des réponses aux questions posées à l’UFIP avec un calendrier …

(1) SPP = Sections Paritaires Professionnelles dont le rôle et les missions sont d’anticiper les évolutions qualitatives et quantitatives de l’emploi, notamment par le biais d’études, mais aussi d’organiser un appui technique d’ingénierie de certification, d’actions de formation collective spécifiques, de promotion des métiers, de partenariat publique ou privé. La SPP Pétrole couvre 33000 salariés.

(2) OPCO 2i est l’opérateur de compétences interindustriel. Sa mission: informer, conseiller et accompagner dans la mise en œuvre de projets RH, compétences, formation et apprentissage. Il rassemble 32 branches professionnelles et 44 conventions collectives réparties au sein de 11 SPP (3 millions de salariés):
• Énergie et Services énergétiques • Chimie • Pétrole • Pharmacie • Plasturgie, Nautisme et Composites • Papier Carton • Ameublement, Bois, Jouets et Puériculture • Matériaux pour la construction et l’industrie, Verre • Métallurgie et Recyclage • Caoutchouc • Industries créatives et techniques, Mode et Luxe

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Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #flash

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Publié le 2 Juin 2020

La CFE-CGC Pétrole interpelle le Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire.

Si la CFE-CGC Pétrole a observé positivement la tenue en avril d’une réunion d’échanges entre les acteurs du secteur pétrolier et Mme Élisabeth Borne Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire en cette période de crise sanitaire majeure, notre syndicat a fait le constat que ce type d’échanges avec le Ministère n’incluait pas les organisations syndicales…
Nous en avons profité pour rappeler les demandes qu’il a adressé à l’UFIP depuis l’année dernière pour mieux anticiper au niveau de la branche le triple challenge auquel sont confrontés les 33.000 salariés du Pétrole :

  • La transition énergétique,
  • La baisse inédite du prix du baril,
  • La crise sanitaire du Covid19.

Nous avons aussi rappelé au Ministère de ne pas oublier les corps intermédiaires dans les nécessaires échanges qu’il doit y avoir sur ces sujets qui sont clés pour les salariés d’un secteur industriel encore indispensables aux Français.
Oui, nous nous inscrivons dans une transition énergétique et écologique juste et porteuse d’opportunités dans notre branche mais certainement pas sans une vision prospective des métiers et compétences d’avenir et des formations qui doivent l’accompagner pour ne laisser aucun salarié sur le côté et pour que notre branche reste attractive pour les jeunes.
Le gouvernement a publié fin avril le décret d'application de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE)« sans en faire varier les objectifs ». Dans le détail, des ajouts ont été réalisés, « Des mesures qui vont dans le sens d'une accélération de la transition »,
« Si nous devons tirer des enseignements de la crise que nous traversons, c'est bien de poursuivre la diversification de notre mix énergétique, affirme la ministre. Le yoyo sur les prix du baril du pétrole nous montre que nous avons intérêt à nous émanciper d'une énergie dont le prix peut varier très fortement et très rapidement.
Par ailleurs, si le système électrique a été au rendez-vous pendant la crise, les impératifs d'entretien des centrales nucléaires qui vont nécessiter des mises à l'arrêt lors des opérations de rechargement de combustibles, par exemple, nous indiquent que nous serons d'autant plus résilients en diversifiant les sources de production. Cela valide complètement notre stratégie de réduction des énergies fossiles et diversification du mix énergétique.
»

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Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #COVID19, #TransitionEnergetique, #UFIP, #flash

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Publié le 2 Juin 2020

CNI du 25 mai 2020 : Un seul Objectif pour la CFE-CGC : L’EMPLOI !

 

Le 25 mai s’est tenu le Comité Exécutif du Conseil National de l’Industrie, dans un contexte post-déconfinement, de redémarrage de la production. La CFE-CGC a relayé la préoccupation majeure des salariés de l’encadrement quant au devenir de leur emploi. 

 

La CFE-CGC est inquiète des conséquences en matière d’emplois de la crise COVID19, en particulier pour les deux filières automobile et aéronautique. Filières qu’il faut considérer avec l’amont « production de métaux , aluminium/alliages pour aéronautique ; sidérurgie/fonderies pour l’automobile.

Les plans de soutiens à venir devront prendre en compte bien entendu l’ensemble de la chaîne de valeur et l’empreinte économique/emplois en France et au sein de l’Union Européenne. »

 

La CFE-CGC a appelé à la mise en cohérence indispensable des investissements au profit de l’emploi, dénonçant l’achat par Air France (qui vient de recevoir un Prêt Garanti par l’Etat de 4 Md d’Euros) d’A220, fabriqués au Canada avec des moteurs américains PW, rappelant également que les petits modèles hybrides fabriqués par PSA et Renault ne sont pas assemblés en France !

Consciente que l’adaptation des chaines de production exige des investissements lourds, ils sont néanmoins cruciaux pour maintenir l’emploi en France, comme le programme A321, assemblé aujourd’hui uniquement en Allemagne et en Alabama et nécessitant 200 millions d’Euros pour transformer et adapter le site d’assemblage de l’A380 à Toulouse.

 

Sur le plan social, la CFE-CGC a réaffirmé son soutien aux propositions visant à baisser le taux d’activités des salariés pour une durée donnée plutôt que de les licencier en activant rapidement des Plan de Sauvegarde de l’Emploi. Pour rendre ces dispositions engageantes pour les entreprises, la CFE-CGC préconise que ces mesures soient reprises dans des accords de branches.

 

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Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #UFIP, #cfe-cgc

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Publié le 2 Juin 2020

Rédigé par CFE CGC Pétrole

Publié dans #Europe, #cfe-cgc, #UFIP

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